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Portrait du mois : Inès, étudiante en dentaire (mars 2019)

La ville de Iasi compte de nombreuses facultés, dont la faculté de médecine dentaire, fréquentée par des roumains, mais également des étrangers. Ces étudiants, dès leur troisième année d’étude, peuvent prodiguer des soins. Depuis quelques années, nous sommes en lien avec des étudiants de troisième, quatrième et cinquième année, qui soignent les compagnons et les personnes sans-abri. Rencontre avec Inès, en quatrième année.

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Inès Dode, j’ai 26 ans, bientôt 27 ! Après mon baccalauréat en France, j’ai tenté deux fois le concours de médecine. J’étais intéressée par la médecine et le dentaire mais j’ai été acceptée en faculté pharmaceutique et de sage-femme. Avant de venir en Roumanie, j’ai fait deux années d’étude de sage-femme, j’ai connu le milieu médicale en France, la faculté, mais ça ne m’a pas plu, j’ai donc tout quitté pour venir en Roumanie et recommencer le cursus qui me plaisait le plus. Cela fait bientôt quatre ans que je vis en Roumanie et que j’étudie à la faculté de dentaire à Iași.

Comment as-tu connu Emmaüs en France puis à Iași ?

Je connais Emmaüs depuis petite, j’allais parfois le dimanche avec ma mère pour chercher des vêtements, des jouets, parce que dans ma famille on n’avait pas excessivement de moyens. Plus tard, j’ai aussi fait moi-même des dons à Emmaüs et je continuais à acheter des choses à Emmaüs. Quand je me suis installée à Iași pour faire mes études, j’ai directement pensé à Emmaüs pour mes meubles et tout ce dont j’avais besoin… en plus c’est juste à côté de chez moi !

Combien de compagnons as-tu soigné avec Léo ?

Une dizaine avec mon binôme Léo (les étudiants travaillent en équipes de deux pour les soins sur les patients, ndlr), en comptant les volontaires en service civique, mais sans compter ceux que je vais recevoir et ausculter, rien que demain, par exemple.

Est-ce ta première expérience dans le milieu associatif ?

Non, en France je faisais beaucoup de courses à pied caritatives, par exemple “Octobre
rose”, contre le cancer du sein. C’est un événement très promu en faculté de médecine et
surtout en sage-femme. Mais aussi d’autres événements comme “Bouge ton stéto” ou
“L’hôpital des nounours”. J’ai aussi participé à des journée pour l’Unicef, pour emballer des
cadeaux de Noël, et je donne mon sang.

As-tu un bon moment à raconter à propos des consultations avec les gens d’Emmaüs ?

Il y en a beaucoup, mais un en particulier quand un compagnon m’a dit “j’ai confiance en toi, on va y arriver”. C’est hyper gratifiant de te rendre compte que tu aides vraiment les gens et que tu leur enlèves leur mal, que tu les soulages.

Une fois diplômée, souhaites-tu continuer à donner de ton temps dans des projets similaires ?

Bien sûr, j’aimerais bien, par exemple, travailler dans le milieu carcéral, je sais qu’ils cherchent beaucoup de dentistes et de médecins, parce qu’effectivement ce n’est pas très lucratif… mais c’est cool de prendre soin des gens qui n’ont aucune autre solution, qui sont enfermés. Il y a aussi une association à Besançon (ville d’origine d’Inès, ndlr) qui s’occupe de faire des maraudes, qui m’a contacté mais je leur ai dit “je ne suis pas encore diplômée”, et à qui j’ai promis de donner de mon temps quand je serai dentiste !

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