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Portrait du mois : Juan Pedro, compagnon voyageur (oct. 2020)

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Âgé de 54 ans, Juan Pedro est un compagnon d'Emmaüs qui semble avoir la bougeotte puisque cela fait des années qu’il parcourt le monde, allant d’une communauté Emmaüs à une autre. Son périple l’a conduit à Iasi au mois de septembre, et il restera encore un mois au sein de notre communauté.

Bonjour Juan Pedro, peux-tu te présenter ? 

Je suis né en Espagne et je suis parti en France avec ma famille quand j’avais 11 ans. Je travaille à Emmaüs depuis 35 ans. Le premier Emmaüs dans lequel j’ai travaillé, j’avais 21 ans, c’était en France à Paris. Après j’ai fait le Portugal, la Pologne, l’Italie, la Suisse, la Bolivie et maintenant la Roumanie.

Pourquoi as-tu choisi la Roumanie ?

J’ai cherché sur internet, et j’ai vu qu’il y avait deux Emmaüs en Roumanie, dont un où ils ne prennent pas de compagnons, alors je suis venu ici à Iasi, parce que j’avais envie de changement.. 

Et quels sont tes projets pour la suite ?

Je reste ici trois mois et ensuite je veux partir travailler dans un autre Emmaüs en Finlande. Là-bas, il n’y a pas beaucoup de compagnons, il y en a 5. J’aimerais voir tous les Emmaüs d’Europe.  

Pourquoi Emmaüs ?

J’ai découvert Emmaüs quand j’étais jeune en France à Paris. J’ai rencontré l’Abbé Pierre et il est dans mon coeur. Il a beaucoup aidé de personnes, en donnant de la nourriture et un toit à ceux qui en ont besoin. 

Qu’est ce que tu as fait depuis que tu es arrivé ici en Roumanie ?

Je suis arrivé à la communauté en septembre. J’ai dû aller à l'hôpital pour faire les tests de coronavirus parce que sinon je ne pouvais pas rester ici. J’ai aidé au magasin, j’ai fais la peinture dans l’appartement des volontaires et après je suis allé à la ferme à Popesti où j’ai coupé le bois et trié la ferraille. J’ai aussi fait les patates et le maïs au Belvédère, et déchargé le camion. 

Qu’est ce qui t’a surpris ici, par rapport aux autres communauté Emmaüs dans lesquelles tu es allé ? 

Ici c’est pauvre, même si c’est un pays européen, il n’y a pas beaucoup d’argent. Mais en Pologne et au Portugal, c’était pareil. Et on ne travaille pas de la même façon ici. Ce n’est pas le plus important pour les responsables. Moi je travaille beaucoup. 

Oui, je comprends, le plus important pour les responsables c’est le bien-être des compagnons, et après c’est le travail. 

Oui. Ca c’est très différent. 

Et nous sommes très reconnaissants des efforts que tu as fournis ici, pour notre communauté. Nous espérons que tu pourras continuer ton tour d’Europe des Emmaüs cette année, malgré les restrictions liées à la crise sanitaire.


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