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Au revoir, Nea Gică !

Smile - Natalie Cole

Souris même si ton cœur fait mal
Souris même s'il se brise
Quand il y a des nuages dans le ciel, tu y parviendras

Si tu souris malgré tes peurs et ton chagrin
Souris et peut-être que demain
Tu verras le soleil venir briller, sur toi

Illumine ton visage de joie
Cache toute trace de tristesse
Bien qu'une larme peut-être si près

Et si tu souris malgré tes peurs et ton chagrin
Souris et peut-être que demain
Tu verras que la vie vaut encore la peine si simplement tu souris

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          A chaque fois que je pense à Nenea Gică, le Vieux Gică, comme lui disaient les compagnons, je ne peux pas ne pas sourire. Je le trouvais toujours à Popesti, comme un grand-père heureux qui accueillerait ses petits-enfants. Fier, le dos droit, avec un grand sourire qui lui illuminait tout le visage… “Allez, je vais vous faire un café, vous en voulez ? Tiens, voilà ma tasse, prends-la, le café est meilleur dedans !”... après, il me montrait tout ce qu’il avait réalisé la semaine précédente, ce qu’il voulait encore changé, quelle idée il avait eu… À chaque fois, je constatais beaucoup, beaucoup d’améliorations : il a commencé avec la barrière, ensuite il est passé au jardin, puis il a repeint le magasin, a réarrangé le cellier, a appris aux compagnons à se comporter avec les clients, à négocier, et la liste pourrait continuer… “Ecoute-moi, l'homme sanctifie l'endroit !”

          Un vieux proverbe japonais dit qu’ “aucun flocon de neige ne tombe au mauvais endroit”.  Nous sommes la somme des personnes que nous avons rencontré dans notre vie, et chacun de nous avons un rôle à jouer sur Terre.

          Il a été nécessaire, sans aucun doute, que Gelu soit le fils de Nea Gică, pour apprendre à être sérieux dans ce qu’il fait, à aimer son travail et à s'impliquer de tout son coeur dans les activités qu’il a commencé, tout comme il a été nécessaire que je le rencontre moi aussi pour apprendre à ne jamais garder la tête basse, à prendre la vie en plein coeur, sans me plaindre, à accepter que les gens aient aussi leur limites, et qu’en même temps, il est de notre devoir de toujours leur apprendre quelque chose… “Et, madame, ces enfants-là font comme ils peuvent, mais il ne faut pas les laisser comme ça.  Moi, je leur dis toujours allez les enfants, allez, on ne peut pas laisser ça comme ça, il faut qu’on fasse comme si c’était votre maison… et petit à petit, et avec patience, les choses avancent. Il faut savoir comment prendre les gens… j’ai moi aussi un peu de psychologie…” Il avait, non pas un peu de psychologie, mais toute la psychologie d’un homme qui a appris de la vie, d’un homme qui ne renonce jamais et qui trouve toujours une solution, qui vieillit seulement s’il reste sans rien faire et sans trouver son propre but.

          Merci, Monsieur Gheorghe Nichitel, d’avoir pris le temps de venir chez nous ! Les mots ne sont pas suffisants pour décrire tout ce que nous avons reçu de toi. Comme un défi, nous continuerons ce que tu as commencé au rythme de tes grandes foulées

          Bonne route vers le Paradis ! Apprends aux anges à sourire de tout leur coeur ! Moi, je continuerai à sourire à chaque fois que j’arriverai à Popesti… sans le vouloir, mes pensées iront forcément à mon vieil ami, qui a laissé dans nos cœurs des traces profondes, et toi, bien entendu, tu nous souriras de là haut.

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